Dans le monde de GNU/Linux (abrév. Linux), il y a plusieurs distributions autour de ce sytème d’exploitation. Car tout le monde n’a pas la même vision du logiciel libre.
Dans tous les cas, il y a une version GPL, General Public Licence, qui contient un système d’exploitation et des logiciels libres et gratuits, et d’autres versions commerciales, soit pour le particulier, soit pour l’entreprise.
Pour la distribution Debian, tout est sous licence GPL.
Comment se procurer la Debian ?
Deux solutions : soit en allant sur le site officiel http://www.fr.debian.org et en téléchargeant l’image iso de la distribution (connexion ADSL quasiment obligatoire), soit en commandant le jeu de cdroms auprès d’un revendeur. Par exemple chez Ikarios. C’est fiable et rapide. Les 8 cd de la Debian woody r1 vous coûteront moins de 13 euros, frais de port inclus.
Installation
La Debian Woody est une distribution qui ne contient pas la dernière version d’un logiciel donné, mais elle est basée sur un credo : elle doit être stable.
L’installation se fait en mode texte, et en anglais et en français. Quand le fond de l’écran est bleu : vous pouvez interagir avec le processus d’installation. Quand le programme travaille : le fond de l’écran devient gris.
Lancement du CD1 par le Bios.
Choix du type de noyau
Si vous validez le CD, alors c’est un noyau 2.2.20 qui sera installé. Si vous voulez un système de fichiers journalisés, plus pratique en cas d’arrêt brutal du système, il faut installer un noyau 2.4 : tapez bf24 et validez.
Préparation de l’installation
Choisissez le langage : Français (France)
Configurez le clavier : Français
Partitionnez le disque dur : si le disque dur contient déjà des partitions Linux, le système est prêt à les réutiliser.
Partition du disque dur
Cela se fait à l’aide d’un outil cfdisk, une version plus conviviale de fdisk :
Effacez éventuellement les partitions existantes avec la commande Delete.
Ajoutez des partitions avec la commande New. cfdisk demande alors la taille en Mo de la partition à créer.
Il faut obligatoirement, et au minimum, deux partitions : une partition racine / (root) d’au moins 500 Mo et une partition SWAP qui fera, en taille, le double de la mémoire vive.
Vous pouvez créer deux autres partitions : une partition qui deviendra /usr et une autre qui deviendra /home après montage.
Ensuite, vous devez définir le type de partition à l’aide de la commande du même nom : pour le swap c’est 82 (linux swap), pour les autres c’est 83 (linux native) ou 85 (linux extended) pour les partitions non primaires.
Quand tout est ok, sélectionnez la commande Write pour créer les partitions sur le disque.
En cas de doute, utilisez la commande Help.
Quand c’est terminé, quittez cfdisk avec la commande Quit.
Initialisez et activez une partition d’échange (swap) : normalement, le programme reconnait votre partition swap et la monte sans problème.
Initialisez une partition Linux : Faites-le autant de fois qu’il y a de partitions à monter : pour ma part, j’ai défini et monté trois partitions Linux (root ""/"", ""/usr"" et ""/home""). D’abord choisissez le type de fichier : choisissez ext3, ensuite formatez le système et montez la partition (à choisir dans la liste).
Autre choix 1 : Monter une partition Linux déjà initialisée : Si vous désirez monter une partition non Linux comme Windows ou autre, alors prenez cette option. Au point de montage, choisissez autre et entrez manuellement le nom de la partition non linux qui sera montée (commencez toujours par ""/"" + nom de la partition ex. /windows).
Installer le noyau et les modules des pilotes
Configurez les modules des pilotes et matériels : cette rubrique va vous permettre de passer des paramètres de configuration du noyau et peut être éviter une recompilation de celui-ci [1].
Utilisation : choisissez un module, s’il y a plusieurs options, sélectionnez celle à installer en vous positionnant dessus, appuyez sur la touche ""+"" et validez. Pour certains modules, un paramètre est demandé (comme une IRQ). Si vous n’avez qu’un périphérique de ce type (ex. une seule carte son) alors laissez ce champs libre, le programme se chargera de définir un paramètre (je n’ai eu aucun problème pour cela). Pour désélectionner un module, positionnez-vous dessus, appuyez sur la touche ""-"" et validez.
Modules installés : le port parallèle (kernel/parport : appuyez sur la touche ""+"" et validez pour les deux options proposées : parallel port support et pc-style hardware) ; Le son : kernel/sound (choisissez votre type de carte : pour une Soundblaster 128 PCI, choisissez es-1371. D’autres modules seront automatiquement chargés) ; Si vous avez besoin d’installer un graveur IDE : kernel-drivers/scsi (choisissez l’option ide-scsi) ; Pour communiquer avec un autre système comme windows : choisissez kernel/fs/msdos.
Evidemment vous pouvez passer d’autres options...
Configurez le support PCMCIA : non (c’est pour les portables).
Installez les modules étrangers : si vous avez des drivers spécifiques sur disquette.
Configurez le nom de la machine : debian par défaut, gardez.
Edition des paramètres d’amorçage du noyau : touchez-y que si vous y connaissez quelque chose... Ce n’est pas mon cas.
Installez le système de base : choisissez le média d’installation (lecteur cdrom 1 ou 2) et validez le chemin de l’archive.
Le système de base s’installe...
Rendre le système amorçable : configurez le Lilo (par défaut sur le MBR). Autres partitions amorçables : Inclure / Voir / Ignorer. Si vous avez plusieurs systèmes d’exploitation coexistants, vous avez la possibilité de les ajouter au chargeur Lilo.
Créer disquette d’amorçage : si vous sélectionnez ce menu, introduisez une disquette dans le lecteur et validez.
Réamorcer le système : validez puis retirez le cdrom1 du lecteur... Si tout c’est bien passé, vous serez accueilli par un message de félicitation après redémarrage.
Debian configuration
Dans cette section, beaucoup de questions seront posées, c’est pourquoi je n’ai pas forcément tout retranscrit.
Time zone configuration : mettre l’ordinateur au temps GMT ? non, choisissez Europe puis Paris.
Password setup : Md5 password(non, sauf si grande sécurité obligatoire), shadow password (oui, c’est plus sûr) : options par défaut
Password root : saisissez votre mot de passe superutilisateur (deux fois)
Normal user account : créer un utilisateur ordinaire, sans privilège. C’est plutôt conseillé : oui. Créez l’utilisateur et entrez son mot de passe deux fois.
PCMCIA : shall I remove PCMCIA package ? : oui
Do you want to use PPP to install the system ? : non car vous faites une installation exclusivement avec le jeu de CD-Roms.
Configuring less : non.
Configuring locales : fr_FR iso8985-1
Configuring NFS-common : validez
Configuring ssh : pour les questions suivantes, laissez par défaut.
Ensuite une suite de questions très diverses parmi lesquelles la taille du papier (paper size config) : a4, CVS, Diald (carte réseau), fetchmail, display manager (si vous voulez un bureau : Gnome (choisissez gdm) ; kde (choisissez kdm) ; X (xdm)), mozilla (navigateur internet), clavier pour environnement graphique, souris pour environnement graphique, wvdial (utilitaire de connexion à internet)...
Apt configuration
CD Scaning : le premier cdrom est parcouru pour créer la liste des paquets disponibles. Il faut répéter l’opération pour les 6 autres CD de la Debian Woody. Quand les 7 CD-Roms sont scanés, répondez non à la question pour passer à la suite.
Add another apt source ? ajouter d’autres sources pour la commande apt ? : non
Use security update from security.debian.org ? : mise à jour de sécurité ? : non car vous limitez l’installation aux CD-Roms.
Run tasksel : oui : tasksel va permettre de choisir des groupes de logiciels comme jeux, environnement en français etc...
dselect : sélection fine des paquets à installer. Dites oui si vous savez quoi installer, sinon répondez non et validez.
L’installation s’effectue : insérez les CD-Rom dans le lecteur à la demande... Quand c’est terminé, redémarrez le système.
Lancer l’interface graphique
Passez en mode superutilisateur : tapez su + mot de passe root.
Tapez gdm pour Gnome Display Manager. L’écran passe en mode graphique. Vous arrivez sur une boîte de dialogue.
Entrez votre nom d’utilisateur, validez, mot de passe utilisateur et validez.
Et si tout va bien... Vous aurez un beau bureau d’accueil :

